L’avenir européen de la force de frappe française

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ÉDITO. L’idée d’une dissuasion européenne, esquissée à demi-mot par Emmanuel Macron durant la conférence de Munich, mérite un débat démocratique.





Par Luc de Barochez


Le president francais, Emmanuel Macron, son homologue polonais, Andrzej Duda, et le chancelier allemand, Olaf Scholz, lors de la conference sur la securite a Munich (Allemagne), le 17 fevrier 2023.
Le président français, Emmanuel Macron, son homologue polonais, Andrzej Duda, et le chancelier allemand, Olaf Scholz, lors de la conférence sur la sécurité à Munich (Allemagne), le 17 février 2023.
© PETER KNEFFEL / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP

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L‘autonomie stratégique européenne, à laquelle aspire Emmanuel Macron, implique-t-elle l’extension de notre dissuasion nucléaire au continent ? En clair : la France doit-elle en faire bénéficier ses alliés européens, notamment l’Allemagne ? Ce n’est pas un hasard si c’est en présence du chancelier Olaf Scholz que le président de la République a remis sur la table ce dossier si stratégique, dans son discours devant la conférence de Munich sur la sécurité, le 17 février. Recourant au langage codé des experts du nucléaire, il a réitéré son offre d’un « dialogue avec les partenaires européens qui le souhaitent » concernant la « dimension européenne » des intérêts vitaux de la France, que la force de frappe est censée sanctuariser.

Emmanuel Macron a raison de voir dans l’arme atomique l’angle…


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