le bilan s’alourdit, les sauveteurs dans l’urgence



SEISME TURQUIE. Le séisme en Turquie et en Syrie a fait près de 20 000 morts selon le dernier bilan officiel. Les opérations de secours se poursuivent mais trois jours après les secousses les victimes sauvées sont moins nombreuses.

L’essentiel

  • Le bilan des séismes qui ont frappé la Turquie et la Syrie le 6 février continue de s’alourdir. Jeudi 9 février, les derniers chiffres annoncent la mort de près de 20 000 personnes.
  • Par ailleurs, entre les deux pays, environ 60 000 personnes ont été blessées par les tremblements de terre et évacuées des gravats.
  • Les opérations de secours se poursuivent après les séismes en Turquie et en Syrie mais le temps joue contre les sauveteurs. 90% des survivants d’une catastrophe naturelle sont généralement sauvés dans les trois jours après le drame selon le professeur Ilan Kelman, membre de l’University College de Londres. 
  • Le froid glacial, les nombreuses répliques et le difficile accès à certaines zones sinistrées compliquent également les opérations des secouristes pourtant rejoints par des équipes internationales ce deux derniers jours.

En direct

18:30 – Près de 20 000 morts après le séisme en Turquie

[Fin du direct] Le dernier bilan du séisme en Turquie est tombé et est il à nouveau plus lourd que les précédents. Au total, 19 863 personnes sont mortes selon les autorités, 16 546 en Turquie et 3 317 en Syrie.

16:05 – Combien de secouristes sont mobilisés après le séisme en Turquie ?

L’Afad, l’organisme officiel en charge de la sécurité en Turquie, a indiqué que près de 25 000 secouristes turcs sont mobilisés depuis le 6 février, jour du tremblement de terre. Depuis ces sauveteurs ont été rejoints par les équipes internationales, selon l’Organisation des Nations-Unies, “plus de 40 équipes de recherche et de sauvetage en milieu urbain de Turquie et de 19 autres pays sont déployées, avec quelque 2 800 spécialistes de la recherche et du sauvetage en milieu urbain et 160 chiens de recherche”. Des forces considérables pour venir en aide aux victimes des séismes mais pas toujours suffisantes au vu de l’immense zone géographique touchée par le tremblement de terre.

15:09 – Des enfants sauvés 3 jours après le séisme

Si les secouristes vivent une course contre le montre pour sauver un maximum de personnes dans ce délai fatidique des 72 heures, l’espoir est encore présent dans les rangs des sauveteurs qui continuent de sauver des enfants et des nouveau-nés coincés sous les décombres comme le montrent les images de la Direction générale de la sécurité turque.

14:39 – Le séisme en Turquie aussi mortel que celui de 1999

En termes de magnitude le séisme en Turquie a été le plus fort depuis le tremblement de terre qui avait frappé le pays en août 1999. Selon le dernier bilan, le séisme se rapproche également du nombre de morts enregistré avec plus de 17 000 victimes. En 1999, toutes les victimes étaient turques tandis que ce tremblement de terre a touché à la fois la Turquie et la Syrie.

13:53 – Pendant combien de temps des victimes peuvent-elles être retrouvées ?

Entre les estimations optimistes et celle moins réjouissantes des secouristes et des experts, des victimes du séisme en Turquie peuvent être retrouvées jusqu’à 3-4 jours ou jusqu’à deux semaines après les secousses dans le meilleur des cas. Plusieurs critères entrent en jeu pour déterminer la période de survie des victimes selon le lieutenant Marc Courtois de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers auprès de BFMTV. Le fait d’être coincé mais indemne physiquement augmente les chances de survie par rapport à une personne blessée. L’accès à l’oxygène est aussi déterminant mais il n’est pas disponible en même quantité selon le lieu où l’on est coincé et le nombre de personnes retenues dans un même espace. Enfin la déshydratation est aussi un problème. Il faut ajouter à cela les conditions météorologiques et le froid qui ne favorisent pas la survie des victimes ensevelies.

13:25 – Les aides d’urgence doivent arriver ce jeudi dans les zones rebelles

Les zones rebelles du nord-ouest de la Syrie touchées par la séisme n’ont pas encore reçu les aides d’urgence envoyées par la communauté internationale, mais le premier convoi doit arriver sur place ce jeudi. Selon des garanties données par l’ONU et l’AFP, les aides doivent passer par un unique poste-frontière entre la Turquie et le nord-ouest de la Syrie, celui de Bab al-Hawaa. Selon l’AFP six camions chargés de matériel de survie, de tentes, de produits d’hygiène et d’autres aides humanitaires doivent rejoindre la Syrie.

12:57 – La qualité des bâtiments responsable du nombre de victimes du séisme en Turquie ?

“En général, ce ne sont pas les séismes qui tuent les gens mais les effondrements des bâtiments” rappelle le professeur Ilan Kelman. Une remarque qui pose la question de la qualité du bâti et de la suffisance des normes antisismiques. Plusieurs sismologues ont salué l’état de la connaissance turque sur les tremblements de terre et rappelé que le pays régulièrement en proie à des séismes a mis en place des normes antisismiques adaptées. Plus que les normes, c’est le respect de ses règles de construction qui est remis en cause par les experts. En Turquie près de 6 000 bâtiments se sont effondrés entrainant la mort de nombreuses personnes. Sur ce point, l’ambassadeur turc en France Ali Onaner a jugé hier sur Franceinfo que “peut-être il faudra tirer des enseignements et renforcer ces normes”.

12:35 – Le bilan s’alourdit encore après les séismes en Turquie

A la mi-journée, une nouvelle mise à jour du bilan a été faite et le nombre de morts s’élève désormais à plus de 17 500 en Turquie et en Syrie.

12:29 – Les dégâts du séisme en Turquie vus par images satellites

Depuis le sol les dégâts causés par le séismes en Turquie sont colossaux avec plusieurs milliers d’immeubles effondrés et l’ampleur des destructions se constate aussi sur des images satellites de Maxar Technologies.

12:01 – Plus de 17 100 morts au bilan provisoire du séisme en Turquie

Le nouveau bilan officiel du séismes en Turquie est tombé et il s’alourdit. Plus de 17 100 personnes sont mortes selon les autorités et les équipes médicales, 14 014 personnes sont décédées en Turquie tandis qu’en Syrie on dénombre 3 162 corps retrouvés sans vie. En plus des décès, les blessés sont aussi très nombreux, plus de 60 000 seulement en Turquie.

11:33 – Comment les secours retrouvent-ils les victimes des séismes ?

Une fois que toutes les zones les plus accessibles dans les gravats sont évacuées, les secouristes passent plus de temps à chercher les poches de survie et les survivants des séismes. Des brigades cynophiles avec des chiens entrainés à repérer une présence humaine sont déployées et de plus en plus de drones sont utilisés pour survoler plus rapidement des zones ou pénétrer des endroits trop dangereux pour rechercher les victimes partout où elles pourraient être. L’aide internationale envoyée en Turquie et en Syrie concentre plusieurs de ces équipes spécialisées.

11:00 – “La majorité des survivants est ramenée dans les 24 heures”

Après un séisme comme celui qui a frappé la Turquie et la Syrie, “la grande majorité des survivants est ramenée dans les 24 heures par des équipes locales, n’utilisant souvent que leurs mains ou une pelle”, selon le professeur et spécialiste des catastrophes naturelles Ilan Kelman. Il s’agit des personnes les plus facilement repérables dans les zones accessibles. Les recherches et les sauvetage se corsent ensuite lorsque les survivants sont ensevelis plus profondément sous les décombres.

10:31 – Le sauvetage des victimes des séismes en Turquie encore possible

Si les chances de sauver un maximum de personnes vont s’amenuir dans les prochains jours, les secouristes affirment que l’espoir est encore permis jusqu’à 15 jours après un séisme si les survivants se trouvent dans des poches de survie. Quant au cap des 72 heures, il peut au cas par cas être modifié selon les conditions météorologiques, le nombre et la violence des répliques ou la durée d’arriver des secours. Reste qu’en Turquie comme en Syrie, ces critères ne sont pas de bons augures car en plein hiver et des répliques qui ont été nombreuses dans les premiers jours, les pays ont été mis à rude épreuve.

10:14 – Le cap des 72 heures crucial dans la recherche des victimes d’un séisme

Ce jeudi 9 février, cela fera 72 heures que le séismes ont secoué la Turquie et la Syrie et que les secouristes recherchent les victimes. Ce cap des trois jours est crucial après une catastrophe naturelle selon le chercheur à l’University College de Londres (UCL) Ilan Kelman interrogé par France 24, car plus de 90% des rescapés des tremblements de terre sont généralement secouru dans ce délai très court. Il faut donc s’attendre à ce que le nombre de victimes sauvées diminuent dans les prochains jours.

09:49 – Le nouveau bilan fait état de 16 000 morts

Le nouveau bilan délivré par les autorités fait état d’au moins 16 000 morts après les séismes. Dans le détail, 12 873 personnes sont mortes en Turquie et 3162 en Syrie, selon les autorités et des sources médicales.

En savoir plus

Immeubles effondrés et victimes ensevelies, les secouristes à l’œuvre

Les séismes à répétition en Turquie ont détruit des milliers d’immeubles et d’infrastructures, rien que dans les grandes villes turques les autorités comptent plus de 6 000 bâtiments effondrés. Un chiffre qui ne compte pas tous les autres édifices fragilisés et prêts à tomber. Certains immeubles présentent des fissures qui s’apparentent à des fractures. Plus que les dégâts matériels se sont les victimes retenues sous les décombres qui inquiètent. Par endroit, les secours estiment à 200 le nombre de personnes ensevelies qui se signalent par des cris.

Selon l’organisation turque en charge de la gestion des catastrophes et des situations d’urgence, l’AFAD, 24 400 personnes sont mobilisées pour participer aux opérations de sauvetage. Ces secouristes professionnels et volontaires doivent être rejoints le mardi 7 février par les équipes internationales envoyées par différentes nations. Une aide qui sera bien utile car les sauvetages sont compliqués par le froid glacial et les conditions météorologiques mais aussi parce que la zone touchée par le séisme s’étend sur des centaines de kilomètres.

Les grondements de la Terre ont fait d’immenses dégâts en Turquie mais aussi en Syrie. Plus de deux jours après le premier séisme, le bilan humain est toujours provisoire mais affiche plus de 17 000 morts selon les autorités. Le nombre de blessés, lui aussi provisoire, est estimé à plus de 50 000 sur les terres turques et à plus de 5 000 de l’autre côté de la frontière. Ces chiffres sont encore susceptibles de grimper car sur place les opérations de sauvetage sont toujours en cours pour tenter de secourir les victimes ensevelies sous les gravats. Si le bilan des séismes en Turquie est déjà lourd, il va encore enfler selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le nombre de morts pourrait être “huit fois plus élevés que les nombres initiaux”, selon les propos de Catherine Smallwood, responsable des situations d’urgence du bureau européen de l’OMS, rapportés par BFMTV, soit atteindre le cap des 20 000 morts.

Outre les victimes physiques des séismes, l’OMS estime que 23 millions de personnes pourraient être affectées par les conséquences du tremblement de terre en Turquie et en Syrie. “Les cartes des événements montrent que 23 millions de personnes sont potentiellement exposées, dont environ 5 millions de personnes vulnérables”, a déclaré Adelheid Marschang, une responsable de l’OMS le mardi 7 février.

La Turquie a, dans les heures qui ont suivi le tremblement de terre, pris des dispositions de sécurité et mobilisé tous ses secouristes. Le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu est allé jusqu’à déclencher une alerte de niveau quatre qui implique un appel à l’aide internationale. Un appel entendu par des dizaines de pays et l’Union européenne qui a, la première, annoncé l’envoi d’équipes de sauveteurs, une position partagée dans la foulée par toutes ou presque les nations européennes. En France, le président Emmanuel Macron a promis l’envoi d’une “aide d’urgence aux populations” et plus d’une centaine de secouristes doivent arriver en Turquie le 7 février. Des troupes bénévoles des Pompiers de l’urgence internationale font aussi le voyage.

Outre l’Europe, l’Ukraine et la Russie, en guerre, ont proposé l’envoi de toute l'”aide nécessaire”. De même que la Chine via l’agence chinoise d’aide aux étrangers, l’Inde, l’Iran ou l’Azerbaïdjan. En Israël, le premier ministre Benjamin Nétanyahou a “ordonné à toutes les autorités de se préparer immédiatement à fournir une assistance médicale et des secours” et a “approuvé” l’envoi d’aide à la Syrie, pays ennemi.

AFP
Séismes en Turquie © AFP – Source AFP

Le premier séisme en Turquie, celui de magnitude 7,8 est survenu dans le district de Pazarcik, dans le sud-est de la Turquie, situé à une soixantaine de kilomètres avec la frontière syrienne et à 17,9 kilomètres de profondeur selon l’l’institut américain de géophysique (USGS). La force du séisme a toutefois été ressentie jusque dans les pays voisins comme la Jordanie, le Liban ou encore Chypre.

Quelques heures plus tard, le second tremblement de terre s’est déclenché à une centaine de kilomètres de l’épicentre du premier. Avec une magnitude de 7,5, le séisme a secoué une large part de l’Anatolie : d’Ankara et Diyarbakır, villes éloignées de 670 kilomètres d’est en ouest, et de Malatya à Adana séparées de 300 kilomètres du nord au sud.

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